contacteur adapté. femme qui utilise deux contacteurs avec sa tête

Comment choisir un contacteur adapté au handicap ?

Choisir un contacteur adapté peut sembler simple. Au premier regard, il s’agit souvent d’un bouton sur lequel une personne appuie pour déclencher une action.

Pourtant, lorsqu’un enfant ou un adulte présente un handicap moteur, une paralysie cérébrale ou un polyhandicap, le choix d’un contacteur adapté demande davantage de réflexion.

Faut-il choisir un grand bouton ? Un contacteur très sensible ? Où faut-il le positionner ? Devant la main, près de la tête, au niveau du coude ou sur la tablette d’un fauteuil roulant ?

Et surtout, comment savoir si le contacteur choisi correspond réellement aux possibilités de la personne ?

Il n’existe pas un contacteur adapté idéal pour tout le monde. Deux personnes présentant un diagnostic similaire peuvent avoir des possibilités motrices très différentes.

Chez Petit Pas de Fourmi, nous préférons donc commencer par la personne. Quel mouvement peut-elle réaliser volontairement ? Ce mouvement est-il confortable ? Peut-elle le répéter sans produire un effort trop important ?

Le meilleur contacteur n’est pas nécessairement le plus grand ou le plus sensible. C’est celui qui permet à la personne d’agir à partir de ses capacités réelles.

Dans cet article, nous allons voir comment choisir un contacteur adapté en tenant compte du mouvement, de la force d’activation, du positionnement et de l’activité recherchée.

Qu’est-ce qu’un contacteur adapté ?

Un contacteur adapté est un dispositif d’accès qui permet de déclencher une action.

Son principe peut être comparé à celui d’un interrupteur. La personne active le contacteur et celui-ci transmet une commande à un appareil compatible.

Cette action peut permettre de mettre en mouvement un jouet, de lancer une musique, d’activer un effet lumineux, de produire des bulles ou de déclencher un appareil sensoriel.

Selon les équipements et les interfaces utilisés, un contacteur peut également permettre d’activer un message enregistré ou d’accéder à certaines fonctions numériques.

Vous pouvez découvrir les différents contacteurs adaptés proposés par Petit Pas de Fourmi pour mieux comprendre les formes et les modes d’accès disponibles.

Le contacteur constitue donc un moyen d’accès entre un mouvement que la personne peut réaliser et une action produite dans son environnement.

L’objectif n’est pas uniquement de faire fonctionner un appareil. L’intérêt est que la personne puisse être elle-même à l’origine de l’action.

Pourquoi utiliser un contacteur adapté dans le handicap ?

La majorité des jouets et des objets du quotidien sont conçus pour être utilisés avec des gestes précis.

Il faut appuyer sur un petit bouton, tourner une molette, saisir une télécommande ou utiliser un écran tactile.

Pour une personne présentant un handicap moteur important, ces gestes peuvent être difficiles ou impossibles à réaliser.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle ne comprend pas l’activité ou qu’elle ne souhaite pas participer. Le mode d’accès proposé peut simplement ne pas correspondre à ses possibilités motrices.

Prenons l’exemple d’un enfant attiré par un jouet musical. Le jouet possède un petit bouton qu’il faut presser précisément avec un doigt. L’enfant regarde le jouet et manifeste son intérêt lorsque la musique démarre, mais il ne peut pas utiliser la commande d’origine.

Un adulte appuie alors à sa place. L’enfant profite de la musique, mais il reste dépendant de l’action d’une autre personne.

Lorsque le jouet est adapté pour fonctionner avec un contacteur accessible, la situation peut évoluer. L’enfant réalise un mouvement. Il active le contacteur adapté. La musique démarre.

Cette fois, l’action vient de lui. Ce changement peut sembler simple. Pourtant, il modifie la place de la personne dans l’activité. Elle ne reçoit plus uniquement une stimulation proposée par quelqu’un d’autre. Elle découvre qu’un de ses mouvements peut produire un effet.

Contacteur adapté et relation de cause à effet

La relation de cause à effet est souvent l’une des premières utilisations proposées avec un contacteur adapté.

La personne réalise une action et quelque chose se produit. Elle appuie et le jouet avance. Elle active le contacteur et une lumière apparaît. Elle recommence et la musique redémarre.

Lorsque l’effet est immédiat et facilement perceptible, la personne peut progressivement repérer le lien entre son mouvement et ce qui se passe autour d’elle.

Cette expérience peut favoriser l’exploration, l’attention et la répétition volontaire d’un geste.

Elle peut également permettre d’observer l’anticipation. La personne attend-elle que le jouet s’arrête avant d’agir de nouveau ? Regarde-t-elle l’objet avant d’activer le contacteur ? Reproduit-elle son mouvement pour retrouver un effet qu’elle apprécie ?

Si vous souhaitez approfondir cette notion, notre article consacré au jeu cause à effet et au handicap présente plus précisément les intérêts de ces activités.

Le jeu cause à effet peut constituer une première expérience très concrète du pouvoir d’action de la personne sur son environnement.

Avant de choisir un contacteur adapté, observer la personne

Lorsque l’on découvre les contacteurs, le premier réflexe est souvent de regarder les produits.

Quel est le meilleur contacteur ? Quel est le plus facile à utiliser ? Faut-il acheter un grand bouton ? Quel contacteur choisir pour une personne polyhandicapée ?

Ces questions sont compréhensibles, mais elles commencent peut-être au mauvais endroit.

Avant de regarder le produit, il faut observer la personne. Il n’existe pas un contacteur adapté à toutes les personnes présentant une paralysie cérébrale. De la même manière, il n’existe pas un bouton contacteur universel pour le polyhandicap.

Une personne pourra utiliser sa main avec précision. Une autre disposera d’un mouvement du coude plus fiable. Une autre encore contrôlera mieux un mouvement de tête.

Le diagnostic apporte des informations importantes, mais il ne suffit pas à déterminer le meilleur mode d’accès.

Ce sont les capacités réellement observées qui doivent guider la réflexion.

Quel est le mouvement volontaire le plus fiable ?

La première question consiste à rechercher le mouvement que la personne réalise avec le plus de facilité.

Peut-elle avancer la main ? Abaisser son bras ? Déplacer son coude ? Tourner la tête ? Incliner légèrement le menton ? Lever un pied ? Effectuer un petit mouvement avec un doigt ?

Parfois, le mouvement le plus intéressant n’est pas celui auquel nous avions pensé.

Nous avons naturellement tendance à placer un contacteur devant la main. C’est logique puisque nous utilisons nous-mêmes nos mains pour appuyer sur la majorité des boutons. Mais la main n’est qu’une possibilité parmi d’autres.

Pour une personne présentant une atteinte motrice importante, un mouvement de tête peut être beaucoup plus précis et volontaire qu’un mouvement du bras.

Dans cette situation, insister sur une utilisation manuelle peut demander beaucoup d’efforts et placer la personne en difficulté.

Un contacteur adapté doit correspondre au mouvement disponible. La personne ne devrait pas avoir à produire un geste particulièrement difficile simplement parce que le bouton a été placé devant elle.

Un mouvement possible n’est pas toujours un mouvement fonctionnel

Une personne réussit à activer le contacteur une première fois. C’est une information intéressante. Mais peut-elle recommencer ? Un contacteur adapté peut être activé une fois grâce à un effort très important sans pour autant constituer un mode d’accès fonctionnel.

Imaginons une personne qui doit mobiliser une grande partie de son corps pour atteindre le bouton. Elle réussit et le jouet démarre. Elle recommence une deuxième fois, puis une troisième. Progressivement, son geste devient plus difficile. Son installation se modifie et la fatigue apparaît.

Techniquement, la personne est capable d’activer le contacteur.

Dans une activité réelle, ce mode d’accès risque pourtant d’être peu utilisable. Il est donc important d’observer la répétition du geste, la fatigue et les éventuelles compensations corporelles.

Un mouvement accessible ne doit pas seulement être possible. Il doit pouvoir être utilisé dans l’activité avec un niveau d’effort acceptable pour la personne.

Il appuie sur le contacteur, mais est-ce vraiment volontaire ?

Cette question mérite une attention particulière lorsque l’on accompagne une personne présentant un polyhandicap ou des troubles moteurs complexes.

Le contacteur s’active. Le jouet démarre.

Nous pouvons être tentés de conclure immédiatement que la personne a compris la relation entre son geste et l’effet produit.

Il est parfois utile d’observer plus longtemps. L’activation peut être liée à un mouvement volontaire. Elle peut également survenir lors d’un mouvement global du corps, d’une modification du tonus ou d’un contact accidentel avec le bouton.

La question n’est pas de mettre en doute les capacités de la personne. L’objectif est au contraire de rechercher les signes qui peuvent nous aider à mieux identifier son intention.

Que se passe-t-il lorsque le jouet s’arrête ? La personne semble-t-elle attendre ? Regarde-t-elle le jouet ? Reproduit-elle son mouvement ?

Observe-t-on progressivement une répétition du même geste dans des circonstances similaires ?

Dans son cahier consacré à la communication des personnes polyhandicapées, la CNSA rappelle l’importance de reconnaître les différentes formes de communication et de soutenir l’autonomie et la participation.

Prendre le temps d’observer permet souvent de mieux repérer les capacités et les possibilités d’action de la personne.

Quelle pression faut-il pour activer un contacteur adapté ?

Tous les contacteurs ne nécessitent pas la même force d’activation.

Certains boutons demandent une pression relativement franche. D’autres peuvent être activés avec un mouvement beaucoup plus léger. Cette différence est importante pour les personnes disposant d’une force musculaire limitée ou d’un mouvement de faible amplitude.

Une personne peut parfaitement comprendre l’utilisation du contacteur mais ne pas parvenir à exercer régulièrement la pression nécessaire.

Elle réussit une première fois, puis échoue. Elle recommence. Le contacteur ne s’active pas. Progressivement, l’effort augmente et l’activité peut perdre son intérêt.

Nous pourrions alors penser que la personne ne souhaite plus jouer. Le problème se situe peut-être simplement dans la force nécessaire pour déclencher le contacteur.

Dans certaines situations, un contacteur adapté nécessitant une faible pression d’activation sera plus pertinent. Il faut cependant rester prudent avec l’idée qu’un contacteur très sensible serait systématiquement meilleur.

Si le contacteur se déclenche à chaque mouvement involontaire ou au moindre contact, il peut devenir difficile pour la personne de repérer sa propre action.

La sensibilité doit donc être mise en relation avec la force disponible et le contrôle du mouvement.

Faut-il choisir un grand bouton contacteur ?

Les grands boutons contacteurs sont souvent les premiers modèles auxquels les familles et les professionnels pensent.

Leur surface d’activation importante offre une cible facilement identifiable.

Ils peuvent être intéressants lorsque la personne réalise un geste ample ou manque de précision. Un grand contacteur peut être activé avec la paume de la main, plusieurs doigts, le bras ou parfois le coude. Mais plus grand ne signifie pas toujours plus accessible.

Une grande surface d’activation peut favoriser les déclenchements involontaires chez une personne présentant de nombreux mouvements parasites.

À l’inverse, une personne disposant d’un mouvement précis avec un doigt, le menton ou la tête pourra parfois utiliser plus facilement un contacteur de taille réduite et correctement positionné. La taille doit donc être choisie en fonction de la capacité à atteindre la cible et de la capacité à contrôler l’activation.

Le positionnement du contacteur adapté est souvent déterminant

Un excellent contacteur adapté mal positionné peut devenir totalement inutilisable. Quelques centimètres peuvent parfois modifier considérablement la qualité de l’accès. Imaginons une personne qui utilise un mouvement latéral de la tête.

Le contacteur est placé légèrement trop loin. Pour l’atteindre, elle doit amplifier son mouvement. Le geste devient plus difficile et demande davantage d’énergie. Nous rapprochons le contacteur. L’activation devient plus facile.

Mais si nous le rapprochons trop, la personne risque maintenant de le déclencher lorsqu’elle replace simplement sa tête. Le positionnement doit donc être ajusté avec précision.

Il faut observer la posture de départ, le mouvement nécessaire pour atteindre le contacteur et la manière dont la personne revient ensuite à sa position initiale.

La stabilité du contacteur est également importante. Un bouton qui glisse sur une table à chaque activation peut transformer un geste simple en véritable exercice de poursuite.

Pour approfondir cette question, vous pouvez consulter notre guide consacré au choix et au positionnement d’un support pour contacteur.

Utiliser un contacteur avec la main

La main reste un mode d’accès fréquent. Selon les capacités motrices de la personne, le contacteur peut être activé avec la paume, plusieurs doigts ou un seul doigt. Le bouton peut être installé sur une table ou sur la tablette d’un fauteuil roulant.

Sa position doit permettre à la personne de l’atteindre sans maintenir constamment son bras dans une position inconfortable.

Utiliser un contacteur avec le coude

Certaines personnes disposent d’un mouvement du coude plus stable que celui de la main. Un contacteur positionné latéralement peut alors constituer une solution intéressante. L’objectif reste de rechercher un mouvement déjà disponible et suffisamment reproductible.

Utiliser un contacteur avec la tête

Un mouvement de tête peut constituer un excellent mode d’accès. Le positionnement est cependant particulièrement important. Le contacteur doit être placé dans une zone que la personne peut atteindre volontairement sans provoquer une fatigue excessive ou perturber son installation.

Une fixation stable est généralement indispensable.

Utiliser un contacteur avec le menton ou la joue

Pour certaines personnes, un mouvement du menton ou de la joue peut être particulièrement précis. Un contacteur adapté et correctement positionné peut permettre une activation avec un mouvement de faible amplitude.

Ces installations demandent une observation attentive afin de limiter les déclenchements involontaires.

Utiliser un contacteur avec le pied ou le genou

Le pied ou le genou peuvent également constituer des zones d’accès intéressantes. Une personne peut avoir un contrôle moteur limité des membres supérieurs mais disposer d’un mouvement volontaire plus fiable au niveau d’un membre inférieur.

Il n’existe donc pas une partie du corps qu’il faudrait systématiquement privilégier. Il existe des mouvements disponibles qu’il faut apprendre à observer.

Avant de changer de contacteur, vérifiez l’installation

Lorsqu’une personne rencontre des difficultés, le premier réflexe peut être de chercher un autre modèle.Pourtant, le problème ne vient pas toujours du contacteur adapté.

Est-il trop loin ? Est-il placé trop haut ? La personne doit-elle tendre complètement son bras ? Le bouton glisse-t-il lorsqu’elle appuie ? Le câble gêne-t-il son mouvement ? Le contacteur change-t-il de position après plusieurs activations ?

Ces éléments peuvent considérablement compliquer l’accès.

Un support antidérapant, un système de fixation ou un simple changement de position peuvent parfois transformer l’utilisation.

Lorsque la personne utilise un fauteuil roulant ou une installation spécifique, le positionnement doit être réfléchi en tenant compte de sa posture habituelle.

Une installation qui fonctionne pendant trente secondes n’est pas nécessairement confortable pendant une activité plus longue.

Que souhaite faire la personne avec son contacteur adapté ?

Le contacteur n’est qu’une partie de la solution. Avant de choisir un équipement, il est utile de savoir ce que la personne souhaite pouvoir déclencher.

Veut-elle mettre un jouet en mouvement ? Lancer une musique ? Activer un appareil sensoriel ? Produire des bulles ? Déclencher un message enregistré ? Participer à une activité sur ordinateur ou tablette ?

Le matériel nécessaire peut varier en fonction de l’utilisation recherchée. Certains jouets adaptés peuvent être directement utilisés avec un contacteur compatible. D’autres équipements nécessitent une interface ou un accessoire complémentaire.

Le choix du contacteur adapté ne doit donc pas être séparé de l’activité. La véritable question n’est pas uniquement « quel bouton choisir ? ».

Il faut aussi se demander ce que nous souhaitons permettre à la personne de faire.

Quel contacteur adapté choisir pour un jouet ?

Les jouets adaptés au contacteur constituent souvent une manière concrète de découvrir ce mode d’accès. Leur intérêt réside notamment dans la clarté de l’effet produit.

Le jouet avance. Il danse. Il fait de la musique. Une lumière apparaît. Des bulles sont produites. La conséquence de l’activation est immédiatement perceptible.

Pour une première expérience, le choix du jouet a autant d’importance que celui du contacteur. Il est préférable de partir d’un effet que la personne apprécie réellement.

Une personne attirée par la musique pourra être motivée par un jouet sonore. Une personne attentive aux effets visuels pourra préférer une lumière ou un jouet lumineux.

D’autres personnes seront davantage intéressées par le mouvement, les vibrations ou les bulles. Vous pouvez découvrir notre sélection de jeux et jouets adaptés au contacteur.

La motivation donne une raison d’agir et surtout une raison de recommencer. Un jouet adapté ne doit pas uniquement être choisi parce qu’il fonctionne avec un contacteur. Il doit présenter un intérêt pour la personne qui va l’utiliser.

Du jeu cause à effet vers la participation

Le contacteur adapté est souvent découvert à travers des activités simples de cause à effet. Cette première utilisation peut ensuite évoluer.

La même méthode d’accès peut progressivement permettre à une personne de participer à une activité de groupe, d’intervenir dans une histoire ou d’activer un message enregistré.

Le contacteur peut également être utilisé pour prendre son tour dans une activité. Dans certaines situations, il peut participer à la mise en place de choix accessibles.

Le jeu constitue alors une première porte d’entrée. Il permet de repérer un mouvement, de travailler le positionnement et de vérifier que la personne peut produire une action de manière suffisamment fiable.

Notre guide complet du jouet contacteur présente d’autres possibilités d’utilisation du jeu adapté.

Le contacteur n’est donc pas une finalité. C’est un moyen d’accès qui peut évoluer avec les capacités, les besoins et les projets de la personne.

Les erreurs fréquentes lorsque l’on choisit un contacteur adapté

Placer systématiquement le contacteur devant la main

La main est souvent le premier emplacement envisagé. Pourtant, elle n’est pas toujours la zone dans laquelle la personne dispose du meilleur contrôle moteur. Observer les autres mouvements disponibles peut permettre d’identifier un accès plus confortable.

Choisir automatiquement le plus grand contacteur

Une grande cible peut être utile lorsque le geste manque de précision. Elle n’est cependant pas adaptée à toutes les situations. La taille du contacteur doit correspondre à l’amplitude et au contrôle du mouvement.

Faire le geste à la place de la personne

Lorsque la réponse tarde, nous pouvons être tentés de guider immédiatement la main ou d’appuyer nous-mêmes. Certaines personnes ont pourtant besoin de temps pour observer, préparer leur mouvement puis agir. Attendre quelques secondes supplémentaires peut parfois apporter beaucoup d’informations sur leurs possibilités.

Multiplier les consignes

« Appuie. » « Vas-y. » « Encore. » « Regarde le bouton. »

Lorsque les sollicitations s’accumulent, elles peuvent parfois rendre la situation plus difficile à comprendre.

L’effet produit par le jouet peut être beaucoup plus parlant qu’une succession de consignes.

Oublier les préférences de la personne

Le meilleur contacteur adapté ne rendra pas nécessairement une activité intéressante. La musique, la lumière, les vibrations ou le mouvement peuvent constituer des sources de motivation très différentes selon chacun.

Avant de chercher à faire appuyer une personne sur un bouton, demandons-nous si elle a une raison d’avoir envie de le faire.

Quand quelques centimètres changent l’accès au jeu

Imaginons un enfant présentant une paralysie cérébrale et particulièrement attiré par les jouets musicaux. Un grand contacteur est installé devant lui sur sa tablette. Lorsqu’on lui propose d’activer le jouet, il réalise un mouvement important du bras. Sa main passe régulièrement à côté du bouton.

L’adulte replace son bras et l’encourage. L’enfant parvient parfois à déclencher le jouet, mais chaque activation lui demande un effort important. Après quelques essais, il semble moins disponible. Nous pourrions penser que l’activité ne l’intéresse plus.

En observant davantage, nous remarquons pourtant qu’il réalise régulièrement un mouvement précis de la tête lorsqu’il regarde le jouet. Un autre positionnement du contacteur est essayé à proximité de cette zone de mouvement.

L’enfant tourne la tête. Le jouet démarre. Lorsque le jouet s’arrête, il attend quelques secondes puis reproduit son mouvement. Le jouet redémarre.

Dans cette situation, la difficulté ne venait peut-être pas de la compréhension de l’activité. Le mode d’accès initialement proposé ne correspondait simplement pas au mouvement le plus disponible.

Quel contacteur adapté pour une personne polyhandicapée ?

Il n’existe pas un contacteur adapté unique pour le polyhandicap. Il est nécessaire d’observer les mouvements volontaires disponibles, le tonus, la fatigabilité, l’installation et la capacité à répéter un geste. Les préférences sensorielles et les centres d’intérêt de la personne ont également leur importance. Une personne pourra utiliser un grand bouton contacteur.

Une autre aura besoin d’un contacteur nécessitant une pression très faible. Pour une autre encore, un mouvement de tête constituera un meilleur mode d’accès. Il est donc plus pertinent de rechercher un accès adapté à la personne que de chercher un contacteur universel pour le polyhandicap.

Quel contacteur adapté pour une personne présentant une paralysie cérébrale ?

La paralysie cérébrale peut entraîner des situations motrices très différentes d’une personne à l’autre. Certains mouvements peuvent être difficiles à contrôler. Des mouvements involontaires peuvent être présents. Le tonus et la posture peuvent également influencer les possibilités d’action. Dans ce contexte, le positionnement du contacteur adapté mérite une attention particulière.

L’objectif est de rechercher un mouvement volontaire, identifiable et reproductible qui demande le moins d’effort possible. L’observation croisée avec les professionnels qui connaissent la personne peut être utile.

L’ergothérapeute, le kinésithérapeute, l’éducateur, l’enseignant ou les autres membres de l’équipe peuvent avoir repéré des mouvements ou des situations d’installation intéressantes.

La famille possède également une connaissance précieuse des réactions, des préférences et des habitudes de la personne.

Comment choisir son premier contacteur adapté ?

Avant d’acheter un contacteur adapté, prenez le temps d’observer la personne. Quel mouvement réalise-t-elle le plus facilement ? Peut-elle reproduire ce mouvement plusieurs fois ? Le geste entraîne-t-il une fatigue importante ? Quelle partie du corps semble offrir le meilleur contrôle ? La personne peut-elle exercer une pression suffisante ? A-t-elle besoin d’une grande surface d’activation ? Où le contacteur pourra-t-il être installé ? Devra-t-il être fixé ? Quel jouet ou quel appareil souhaite-t-elle utiliser ? Quel effet semble particulièrement motivant ?

Il n’est pas toujours possible de répondre immédiatement à toutes ces questions.

L’utilisation d’un contacteur demande parfois des essais et des ajustements.

Le premier positionnement n’est pas toujours le bon. Le premier modèle essayé n’est pas nécessairement le plus adapté.

Observer, essayer et ajuster font partie de la recherche d’un accès réellement fonctionnel.

Le contacteur adapté n’est pas une fin en soi

Nous ne proposons pas un contacteur simplement pour apprendre à une personne à appuyer sur un bouton.

Le contacteur est un moyen. Un moyen de jouer, d’explorer, de participer, de communiquer ou d’agir sur son environnement.

Lorsque nous choisissons un contacteur adapté, la véritable question n’est donc pas uniquement de savoir quel produit acheter.

La question est de comprendre comment la personne peut agir plus facilement sur ce qui l’entoure.

À partir de cette réflexion, nous pouvons observer ses mouvements, rechercher un contacteur, réfléchir à son positionnement et proposer une activité qui présente un véritable intérêt.

Puis nous observons de nouveau et nous ajustons.

Chez Petit Pas de Fourmi, cette démarche correspond à une conviction simple : nous cherchons d’abord les capacités et les possibilités d’action.

Besoin d’aide pour choisir un contacteur adapté ?

Choisir un contacteur adapté peut sembler compliqué lorsque l’on découvre les jouets adaptés et les solutions d’accès.

Vous n’avez pas nécessairement besoin de connaître le nom du contacteur qu’il vous faut avant de nous contacter.

Décrivez-nous la personne, le mouvement qu’elle réalise le plus facilement, la partie du corps qu’elle utilise le mieux et les difficultés rencontrées.

Expliquez-nous surtout ce que vous aimeriez lui permettre de faire.

Activer un jouet adapté ? Découvrir la relation de cause à effet ? Produire des bulles ? Déclencher une musique ? Participer davantage à une activité ?

Chez Petit Pas de Fourmi, notre expérience du handicap et des usages de terrain guide la sélection des solutions proposées.

Parce qu’avant de choisir un contacteur adapté, nous cherchons d’abord à comprendre comment la personne peut agir.

Nous pouvons vous trouver le contacteur qu’il vous faut.

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